Plonger dans le concept de KYT – “Know Your Transaction
Relever les défis actuels du KYC
« Proximus NXT, en tant que fournisseur d’une solution complète de KYC digital – Know Your Customer – répond à plusieurs défis majeurs du secteur financier, des banques et fonds aux compagnies d’assurance-vie, mais aussi à d’autres industries comme les cabinets d’avocats, les autorités de transport, etc., et sert tous types de clients, des start-ups via les plateformes de crowdfunding jusqu’aux gestionnaires d’actifs », explique Frank Roessig. Selon lui, les défis actuels du KYC sont en partie liés à une expérience client frustrante, pouvant conduire les clients à changer de prestataire. De plus, les tâches répétitives sont coûteuses pour les entreprises et n’apportent en réalité aucune valeur ajoutée au client.
Enfin, les régulateurs du monde entier deviennent de plus en plus stricts concernant l’application des dernières lois sur le blanchiment d’argent et la protection des données. « À cet égard, afin d’aider nos clients à relever ces défis, nous avons lancé DigitalKYC, une nouvelle solution digitale permettant une gestion du KYC basée sur le risque, avec plusieurs modules pouvant être ajoutés, ce qui permet d’adapter DigitalKYC à tous les modèles économiques. Elle couvre le KYC individuel dans plus de 130 pays et le KYC institutionnel dans plus de 80 pays », souligne le responsable Digital Solutions for Finance.
Grâce à la solution de Proximus NXT, les clients bénéficient désormais d’un parcours de conformité plus rapide, tandis que les institutions réduisent significativement leurs coûts et améliorent la qualité de leurs services : « il s’agit de créer le KYC du futur, et même la finance du futur ! Le dernier développement répond au besoin croissant de connaître ses transactions (KYT)… ».
Détection de fraude : trouver une aiguille dans une botte de foin
« Aujourd’hui, chaque gestionnaire d’actifs, banquier ou autre acteur du secteur vit une importante révolution digitale », souligne Claudia Albanese. En 2018, seulement 5 % des paiements mondiaux étaient encore effectués sur support papier : nous assistons à une évolution vers des paiements majoritairement dématérialisés. Cette transformation s’explique par l’essor des banques en ligne et mobiles offrant des expériences clients rapides et fluides.
« Pourtant, au milieu d’une grande majorité de transactions légitimes, certaines peuvent être frauduleuses. Le KYT consiste donc à surveiller en permanence les transactions afin d’évaluer les risques de fraude », ajoute-t-elle. En moyenne, 99,85 % des transactions par carte de crédit sont légitimes : détecter la fraude revient donc à chercher une aiguille dans une botte de foin. Les experts de Proximus NXT ont développé un concept KYT reposant sur la puissance de l’IA, présenté comme une “boîte à outils alimentée par l’IA”, capable de détecter les anomalies.
Grâce à une infrastructure puissante, il est également possible d’exécuter des calculs de données afin d’identifier des fraudes au sein d’un réseau. La solution répond notamment aux réglementations AML et PSD2, entre autres. Il s’agit d’une évolution naturelle du KYC, basée sur l’économie de la donnée.
Pour Frank Roessig, l’avenir de la finance repose sur la donnée et s’étend désormais à la détection d’anomalies basée sur l’IA. « Ces anomalies peuvent être négatives – blanchiment, fraude, etc. – mais aussi positives, en permettant de détecter les besoins clients et les risques de départ, en analysant leur comportement et leur satisfaction. Il est essentiel d’identifier ces besoins et de les transformer en opportunités commerciales. Ces tâches ne peuvent pas être réalisées manuellement, mais les institutions doivent désormais signaler les activités suspectes de manière détaillée », explique-t-il. Il met aussi en garde contre la “sur-détection”, qui pourrait bloquer les transactions et dégrader l’expérience utilisateur.
« Pour détecter les 0,15 % de transactions frauduleuses, il a fallu trouver le meilleur modèle d’IA. La solution doit être précise sans bloquer les utilisateurs », ajoute Claudia Albanese. Son collègue souligne également l’importance de l’interprétation et de la visualisation des données, afin que les équipes compliance et marketing puissent prendre des décisions éclairées.
« Cela implique des data scientists, des experts IT, des spécialistes conformité, des marketeurs… et nous intégrons toujours une approche de design thinking pour que l’utilisateur comprenne ce qui se cache derrière la machine. Le rapport doit être directement exploitable pour la décision », précise l’expert fintech. La solution basée sur l’IA continue d’apprendre avec le temps et devient de plus en plus précise.
La combinaison de la technologie et de l’expertise métier
Aujourd’hui, les banques utilisent principalement des systèmes basés sur des règles (“si… alors…”) pour détecter la fraude. Mais celle-ci évolue constamment. « Un système uniquement basé sur des règles n’est pas suffisant. Un système qui analyse toutes les transactions en temps réel est plus rassurant », explique Claudia Albanese.
Elle souligne également que l’expertise humaine reste essentielle : la solution fournit une indication avec un niveau de confiance, mais la décision finale revient à l’utilisateur. Les solutions KYT sont donc semi-supervisées, combinant technologie et expertise humaine.
Pour conclure, le concept KYT permet une surveillance continue des transactions en quasi temps réel, avec un scoring basé sur des données fiables.
« C’est une manière plus sécurisée de traiter les fraudes potentielles », souligne Claudia Albanese. Le KYT permet de maximiser la détection d’anomalies, tout en restant agile et relativement peu coûteux à déployer. Il peut également révéler de nouvelles sources de revenus.
« Enfin, le système s’améliore avec le temps. C’est ce que nous observons au sein de l’équipe fintech de Proximus NXT, présente au Benelux et en Amérique du Nord, avec une expertise croissante en data management, expérience client et cybersécurité », conclut Frank Roessig.