L’avenir du KYC pour les assureurs vie
L’avenir du KYC pour les assureurs vie
Les réglementations en matière de lutte contre le blanchiment d’argent (AML) et de lutte contre le financement du terrorisme (CTF) deviennent de plus en plus strictes. Les autorités de supervision, notamment l’EIOPA, le GAFI (FATF), les ESA, l’EBA ainsi que les organismes nationaux, publient une large série de textes relatifs aux activités KYC. La nouvelle Autorité européenne de lutte contre le blanchiment d’argent (AMLA), chargée de coordonner les autorités de supervision nationales (NSAs), ajoute une couche supplémentaire de contrôle. Par ailleurs, PRIIPs exige une classification claire du profil d’investissement du client afin de garantir que seuls des investissements adaptés et appropriés soient intégrés dans une assurance vie.
Les assureurs vie doivent donc garantir la conformité à une réglementation de plus en plus complexe, sous peine de sanctions financières, de responsabilités juridiques civiles et pénales, et d’atteintes à leur réputation.
Dans le même temps, ils doivent offrir une expérience client fluide en s’appuyant sur une organisation efficace.
Les régulateurs exigent des assureurs vie qu’ils adoptent une approche basée sur le risque (Risk Based Approach – RBA) pour profiler les clients et les transactions. Cela implique un questionnaire permettant d’évaluer les risques liés à la personne, aux produits et à la distribution.
En effet, l’assurance vie est encore largement distribuée via des réseaux d’intermédiaires. Le KYC consiste donc à permettre à ces intermédiaires, en contact avec le client, de collecter les informations KYC pertinentes de manière complète, efficace et exploitable. Plus l’outil KYC mis à disposition des intermédiaires est simple et efficace, meilleure est la qualité des informations collectées. En réalité, une plateforme KYC facile à utiliser constitue même un avantage concurrentiel, car les intermédiaires préfèrent travailler avec des assureurs vie qui facilitent une interaction fluide avec les clients. Cela est d’autant plus important que la responsabilité en matière d’AML/CTF ne peut pas être déléguée.
Alors que les intermédiaires (réseaux banque-assurance, agents ou courtiers) restent le principal canal de distribution, de nouveaux canaux numériques émergent tels que les InsurTechs, les plateformes de distribution en ligne et les comparateurs. Certains intermédiaires renforcent ainsi leur présence digitale. Ces nouveaux canaux sont considérés par les régulateurs comme une source de nouveaux risques et font donc l’objet d’une surveillance accrue. Toutefois, une plateforme d’onboarding en ligne représente aussi une opportunité d’améliorer la sécurité grâce à des outils d’analyse numérique capables de détecter plus efficacement et plus rapidement les souscriptions suspectes. Cela inclut la vérification numérique des documents d’identité analysant des centaines de points de données en quelques secondes, la biométrie faciale vérifiant que la personne correspond bien à la pièce d’identité, la détection de prise de contrôle de numéro mobile, la vérification d’adresse et d’email, entre autres.
Plusieurs personnes sont impliquées dans un contrat d’assurance vie : le payeur, le titulaire du contrat ainsi que le ou les bénéficiaires. De plus, ces rôles peuvent évoluer dans le temps. Tous doivent être vérifiés soit à la souscription, soit lors d’un événement ultérieur. Dans ce contexte, les workflows de vérification digitale, qu’ils soient utilisés en présence d’un conseiller sur tablette ou en ligne, sont essentiels pour assurer une conformité efficace.
Du point de vue des produits, certaines caractéristiques comme les contrats à prime unique, les contrats de rente, les remboursements, les possibilités de rachat ou de versement complémentaire, la transférabilité et les prêts sur police peuvent représenter un risque accru. En effet, des montants importants peuvent transiter par certains contrats et doivent donc être correctement identifiés et signalés.
Toutes les informations recueillies lors de la phase de due diligence à l’onboarding ainsi que lors du suivi et de la gestion des événements doivent être centralisées et clairement accessibles à l’équipe de conformité. C’est la seule manière pour la fonction conformité de prendre des décisions à la fois rapides et éclairées, afin de répondre efficacement aux besoins des clients. Une plateforme de KYC digitalisée et orchestrée répond précisément à cet objectif en permettant des workflows collaboratifs entre les différents départements de l’assurance et les intermédiaires. Les résultats se traduisent par une vue d’ensemble indiquant la complétude des informations et documents collectés, les résultats des analyses de due diligence ainsi que les scores de risque.
C’est exactement ce que fait DigitalKYC : permettre une collecte automatisée des données pertinentes, analysées et agrégées de manière à assurer une gestion de la conformité à la fois informée et auditables…